Je me surprend parfois a rêver,
A des contrées lointaines,
Aux mystérieuses forêts,
Dans lesquelles s'estompent mes peines..
A de longilignes créatures,
Pâles, mais en même temps si sombres,
Ne trouvant refuge que dans l'ombre,
Je ne suis qu'une âme perdue en quête d'aventure..
Leurs présences m'apaisent;
Je me sens en sécurité,
Allongée à leur cotés,
Sentant sur moi leurs regards de braise..
L'être en face de moi laisse apparaitre
Un sourire aux dents acérées,
Attrape avec force mes poignets,
Et laisse sa tête sur mon épaule reposer
Je sens sa lente respiration,
Ses baisers le long de mon cou,
Je le laisse agir sans oppositions,
Ensorcelée par cet être à qui je donnerai tout..
Mon corps, mon âme s'il le faut aussi,
Mais reste à mes côtés cher amant,
Fait de moi une créature avide de sang,
Immortelle, ne vivant que dans la sombre beauté de la nuit..
Tu tournes la tête et m'embrasse à présent,
Passant ta main dans mes cheveux,
Me susurre à l'oreille ces mots précieux,
Puis le long de mon cou ta bouche descend..
Je sens tes canines pénétrer dans ma chair,
Un filet de sang chaud s'écouler de la jugulaire,
Tu bois ce liquide et je me laisse faire,
De tes bras, cher amant, je suis la prisonnière..